De fortes disparités entre Nord et Sud

Même si les femmes jouissent en Europe des mêmes droits que les hommes, du moins sur papier, force est de constater que le chemin est encore long pour obtenir une parfaite égalité des genres.

A titre d’exemple, selon les résultats de l’enquête annuelle du Forum économique mondial, les inégalités salariales perdurent et ce, même dans les pays scandinaves, pourtant les plus avancés en la matière.


En Europe, quatre pays limitent toujours le droit à l’avortement, voire l’interdisent comme c’est le cas à Malte.
 

Dans les pays dits du Sud, c’est-à-dire principalement les pays en voie de développement des continents sud-américain et africain, la situation est, bien sûr, bien plus préoccupante et dépasse la question de l’égalité de salaire.

En effet, les femmes y sont toujours les premières victimes d’abus physiques et psychologiques ainsi que de restrictions d’accès à l’école et aux soins médicaux alors que leurs charges de travail n’en diminuent pas pour autant.

Sans l’accès à l’éducation ni aux soins de santé, il est difficile d’imaginer une quelconque réduction des inégalités, une amélioration de leur condition et un progrès sociétal pouvant sortir ces pays de leurs misères économique et sociale.

Chaque différence de traitement…

… augmente les inégalités entre hommes et femmes. Les exemples sont légion et toutes les justifications des sociétés patriarcales sont bonnes pour qu’elles perdurent, aussi abracadabrantes qu’elles soient.

A titre d’exemples, maintenir les filles à la maison plutôt que de les envoyer à l’école serait ainsi une mesure de protection.

Ne pas leur octroyer de salaire, leur éviterait aussi bon nombre de tracas qu’il vaut mieux laisser aux hommes. Epouser leur violeur, leur rendrait leur dignité.

Dans le domaine de la production agricole et de la transmission des biens, l’accès à la terre leur est encore trop souvent refusé soit par le système de régulation de la parenté, qui prévoit que les héritages se transmettent unilatéralement en ligne masculine, soit par l’organisation des alliances matrimoniales qui considère qu’une femme ne peut passer d’un statut de «fille de» à celui de «femme de».

Quelles solutions?

Pour changer les mentalités, il convient de mettre en place des processus valorisant les femmes en créant de nouveaux rôles sociétaux pour lesquels elles n’entrent pas en concurrence avec les hommes, encourageant leur participation dans les espaces publics, promouvant leur éducation et les sensibilisant à leurs droits.

Défendre les droits des femmes reste un travail de très longue haleine, probablement encore sur plusieurs générations, mais ne peut être oublié car c’est l’assurance d’un monde meilleur.

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