Adopter un animal doit être un acte réfléchi

La période des fêtes de fin d’année amène son lot de questionnements quant au cadeau idéal.

Un animal n’est pas un cadeau de Noël et adopter un animal ne peut se concevoir que si l’on souhaite en faire un membre de la famille à part entière quels que soient son caractère, son niveau de vitalité et son état de santé.

Pour qu’une adoption soit responsable et réfléchie, les futurs adoptants doivent s’interroger sur leur véritable motivation (pour quelles raisons vouloir un chien/chat?), leur mode vie (aurais-je suffisamment de temps et d’espace pour m’en occuper?) et leur situation financière (pourrais-je payer les frais d’entretien et de santé de l’animal s’il est accidenté/malade?).
 

Adopter, c’est faire un cadeau à l’animal, et non le contraire même si avoir un animal de compagnie présente de nombreux effets bénéfiques.
 

En effet, selon différentes études, vivre avec un animal réduit ainsi la pression artérielle et le risque de développer une dépression, stimule nos défenses immunitaires, réduit le risque d’allergie et d’asthme chez les enfants, responsabilise nos bambins, a un impact positif sur l’image de soi, favorise l’exercice physique et augmente les possibilités de créer des liens sociaux.

Face à la belle opportunité de donner un foyer et d’enrichir sa vie en la partageant avec un animal, il n’y a malheureusement pas de garantie que l’animal satisfera nos différentes exigences, et il faut l’accepter.

Des hommes et des femmes dévoués

Bien que reconnues d’utilité publique, la plupart des refuges pour animaux sont des sociétés privées gérées par des fonds privés et qui ne reçoivent aucun subside de l’Etat. 

Bon an, mal an, malgré l’afflux constant d’animaux de plus en plus nombreux et parfois très malades, voire abusés et maltraités, des personnes s’engagent pour accueillir, soigner et trouver un foyer pour les malheureux dont la vie n’a pas toujours été rose.

Certains refuges s’engagent également dans les inspections et les traitements qui suivent des dénonciations pour maltraitance animale.

Ces cas permettent de sauver des animaux mais aussi souvent de révéler la détresse dans laquelle de nombreuses personnes vivent, car la pauvreté touche aussi la Suisse et on tend à l’oublier.

Loin de s’arrêter à cette noble cause, ces organisations tissent aussi un véritable tissu économique et social autour d’elles en créant non seulement des emplois permanents mais en rassemblant également des bénévoles de tout âge et de tout horizon. Et tout cela, uniquement sur la base de dons privés.

Sans cette générosité, aucune société protectrice des animaux ne pourrait subvenir à ses besoins. Que les grands cœurs y pensent…

Images: © SVPA