Une horticulture plus verte

Selon la Loi sur le CO2, principal instrument politique de la Confédération pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tous les acteurs économiques doivent passer aux actes, de manière concrète, pour l’environnement.

La Suisse s’est en effet engagée à diminuer de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990. Nous le savons tous, la réalisation d’un objectif aussi ambitieux ne peut se faire sans l’aide de chacun.

A ce titre, les horticulteurs et les producteurs de plantes, grands utilisateurs de serres friandes en énergie, sont également incités à revoir leurs modèles d’exploitation. Certains d’entre eux, dont les Garden Centres Schilliger, ont sauté le pas et se sont engagés pour la protection durable du climat en participant, depuis plusieurs années, au programme de l’Agence de l’énergie pour l’économie (AEnEc) pour réduire leurs émissions de CO2 et améliorer leur performance énergétique.

Pour ce faire, ils se sont lancés dans de grands investissements visant non seulement à améliorer l’isolation de leurs grandes structures et de leurs serres, à en modifier la gestion mais aussi à optimiser la distribution des différents chauffages.

Jardiner sans tourbe

Certains de ces horticulteurs et pépiniéristes se sont également engagés à réduire, voire éliminer leur consommation de tourbe dans leurs pépinières et pour la culture des plantes vivaces. Cette dernière, prélevée dans les marais, est très dommageable pour l’environnement.

En effet, son extraction dans des lieux riches en faune et en flore endommage et perturbe les habitats de très nombreuses espèces menacées. De plus, bien que les tourbières ne représentent que 3% de la surface terrestre mondiale, elles stockent près de 550 milliards de tonnes de carbone, soit deux fois plus que toutes les forêts du monde. Ces tourbières doivent donc être protégées, car elles sont les témoins d’une incroyable biodiversité et elles représentent un moyen très important pour lutter contre le changement climatique. 

Dire non aux pesticides

Trop souvent à la une des journaux pour de nombreuses raisons, les pesticides demeurent une menace pour l’environnement. Il existe, aujourd’hui, de plus en plus de légumes et de plantes aromatiques cultivés sans produits de synthèse chimique.

Il est à présent aussi possible d’acheter certaines plantes produites en «lutte biologique». Cette méthode permet une culture forte tout en réduisant, voire en éliminant l’utilisation de pesticides. Egalement appelée «biopesticide», elle vise à lutter contre les insectes, les maladies (fongiques, bactériennes, virales,…) ou les mauvaises herbes au moyen d’organismes vivants antagonistes, appelés agents de lutte biologique ou plus généralement les auxiliaires des cultures. 

Des végétaux «faits maison»

De plus en plus de Suissesses et de Suisses sont sensibles à la question de la production locale. Afin de réduire les dépenses d’énergie liées aux transports et garantir l’origine et la qualité des produits, de plus en plus de jardineries cultivent leurs propres plantes et fleurs. Cette production durable et écologique permet également de développer l’économie locale en embauchant du personnel pour sa culture.

Cultivées durablement, fleurs et plantes n’ont pas fini d’égailler votre jardin et d’embellir notre planète.