L’Afrique subsaharienne est la région du monde la plus touchée par les défis liés à l’eau: 325 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable à domicile, dans les centres de santé ou à l'école.

Moins d’un Africain sur deux dispose d’infrastructures sanitaires de qualité et les maladies liées à l’eau sont l’une des premières causes de mortalité des enfants de moins de 5 ans.

C’est dire si l’accès à l’eau reste aujourd’hui un défi santé majeur en Afrique. Contrairement à ce que l’on pourrait penser sans s’intéresser à l’Afrique dans les détails, le continent est très riche en eau.

Cela dit, la valorisation optimale de cette ressource nécessite quelques aménagements. D’abord, le développement des infrastructures qui font aujourd’hui cruellement défaut.

C’est le cas notamment des infrastructures hydrauliques pour l’alimentation en eau des personnes et du bétail et hydro-agricoles pour contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire. Ainsi, les circuits d’eau peuvent être préservés des pollutions ou des contaminations.

Désinfecter pour sauver

L’injection de chlore actif dans l’eau de boisson permet d’éliminer les micro-organismes pathogènes et permet d’éviter une recontamination de l’eau une fois qu’elle a été injectée dans un circuit propre.

Cependant, les chaînes d’approvisionnement du chlore n’atteignent pas toujours les communautés des pays en développement, spécialement dans les zones rurales.

Lorsque le problème n’est pas la quantité d’eau disponible, mais sa qualité; produire le chlore sur place représente ainsi une solution simple, économique et durable pour améliorer l’accès à l’eau potable.

L’objectif étant à terme de produire localement le chlore injecté, afin de garantir une réelle autonomie des populations. Une production sur place qui assurerait ainsi aux locaux un contrôle total sur la qualité et le cout de ce désinfectant chloré.